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Pourquoi les supernovae de type Ia sont si importantes?
 
C'est en identifiant les raies du silicium ionisé (Si II) mais pas celles de l'hydrogène ni celles de l'hélium dans le spectre des supernovae que les scientifiques peuvent les classer dans la catégorie 'Ia'. Initialement de type solaire, ces étoiles sont en fin de vie après la fin leurs réactions thermonucléaires, faute de carburant. Elle deviennent donc froide et très compacte: un stade évolutif appelé 'naine blanche'. Un stade qui ne conduit jamais à une fin explosive, sans la présence à ses côtés d'une étoile géante rouge. On parle d'un système binaire serré dans lequel la naine blanche et la géante rouge sont en orbite proches l'une de l'autre.

En devenant très compacte et donc très attractive, la naine blanche peut parfois 'phagocyter' la matière de sa compagne géante. Lentement mais sûrement, la naine blanche initialement stable grossit, grossit encore, grossit toujours jusqu'au jour où elle atteint la masse critique de 1,4 fois la masse du Soleil (appelée la masse de Chandrasekhar). A ce stade, la naine blanche devient instable. Une combustion nucléaire explosive se développe et l'étoile devient une supernova de type Ia. Le coeur de carbone et d'oxygène est converti en grande partie en nickel 56 (qui se désintègre par la suite en cobalt 56 puis en fer 56). Les couches externes sont converties en éléments plus légers (notre fameux silicium que l'on retrouve dans le spectre de la SN, mais aussi d'autres éléments comme le calcium).

Ce scénario explique l'uniformité des explosions de supernovae de type Ia. En effet, puisqu'elles explosent toutes à la même masse, elles projettent dans l'espace la même quantité d'énergie (sous forme lumineuse notamment). Elles constituent des 'chandelles standards' que les cosmologistes utilisent pour baliser les distances dans l'Univers. Ainsi, en mesurant la magnitude apparente d'une supernovae de type Ia, il est donc possible de déterminer sa distance!
 
 
Les 10 dernières supernovae "helvétique"
 
NomDateParLieuGalaxieMag.TypeIAUC
 2006ev 12.09.2006 Ory, Michel Vicques (JU) UGC 11758 16.6 Ia 08747
 2003lb 25.12.2003 Ory, Michel Vicques (JU) UGC 2850 15.8 Ia 08260
 1994M  29.04.1994 Wild, Paul Zimmerwald (BE) NGC 4493 16.0 Ia 05982
 1991ak 15.07.1991 Wild, Paul Zimmerwald (BE) NGC 5378 15.5 Ia 05309
 1989F  07.03.1989 Wild, Paul Zimmerwald (BE) UGC 8084 16.5 II 04758
 1989D  03.02.1989 Wild, Paul Zimmerwald (BE) NGC 2963 16.0 Ia 04730
 1989C  03.02.1989 Wild, Paul Zimmerwald (BE) UGC 5249 14.5 IIp 04730
 1988Y  14.11.1988 Wild, Paul Zimmerwald (BE) Anon. 16.0 Ia 04688
 1988B  18.01.1988 Wild, Paul Zimmerwald (BE) NGC 3191 15.5 Ia 45332
 1987F  22.03.1987 Schildknecht, T. Zimmerwald (BE) NGC 4615 15.8 IIp 43742
 
 
Pour en savoir plus...
 
Link
L'Union astronomique internationale recense l'ensemble des supernovae découvertes depuis la première en l'an 1006.
Link
L'Université privée de Rochester (état de New-York) centralise un grand nombre d'informations de supernovae récemment découvertes.
Link
Site sur l'observation photométrique des supernovae géré par l'amateur français Jean-Marie Llapasset.
Link
Site concernent plus spécifiquement les courbe de lumières des supernovae.
Link
Archives photographiques DSS (Digitized Sky Survey) crée par le 'Space Telescope Science Institute'.
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Site du MPC pour controler que votre candidat supernova n'est par un astéroïde connu.
 
 
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